Yves Jacquier, qui êtes-vous ?

En partant de la gauche : Yves Jacquier, sa compagne et l’écrivain Yasmina Khadra

Aujourd’hui nous retrouvons le président du FCRV pour une petite interview, pour ceux qui ne le connaissent pas encore c’est l’occasion d’en apprendre plus !

Bonjour président ! Tout d’abord présentez-vous.

« Je pense que je suis un président que l’on ne présente plus parce que cela fait maintenant 30 ans que je sévis au sein du FCRV. 68 ans, retraité d’une grosse PME Voultaine dont j’ai été le directeur général pendant 16 ans, marié, 2 enfants et 3 petits-enfants dont 2 rugbymen. Je n’ai jamais joué au football… Heureusement parce que j’ai 2 pieds gauches. Je suis un ancien handballeur (j’ai joué en 3ème division du temps où il n’était pas nécessaire de mesurer 2 mètres pour être un pivot capable de mettre à mal les défenses adverses). Mes lobbies : le sport en général, la lecture, l’écriture, les voyages »

Depuis quand présidez-vous au sein du club ? 

« J’ai choisi ce club en 1989 parce que la société qui m’employait souhaitait contribuer au financement de certaines associations locales dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique sociétale/communication avec une priorité pour le football parce que c’est là qu’étaient le moins représentées les diverses strates de la population locale. J’ai rapidement compris qu’il ne suffisait pas de mettre de l’argent pour réellement participer et je me suis donc rapidement porté volontaire pour rejoindre le club comme bénévole d’abord, comme président (bénévole évidemment) très rapidement »

Comment pourriez-vous nous définir le club ? 

« Deux fusions plus loin, dont une avortée (au bout de 20 ans, c’est forcément un avortement douloureux) le FCRV version 07 ne ressemble plus guère à ce qu’était le feu LVS football des années 90 et son passé du temps béni de la manne Rhône Poulenc… Passé renvoyé aux oubliettes de l’histoire avec la disparition de l’usine. C’est aujourd’hui un club qui peut s’enorgueillir de figurer dans le top 3 du football régional. Un petit poucet  dans un monde qui fait la part belle aux clubs des grandes agglomérations.

Un village gaulois (ou plutôt 2) dans un monde où l’argent est roi et les manants traités comme portion congrue. L’équipe fanion évolue au plus haut niveau régional dans un des championnats les plus relevés de l’hexagone, l’école de football a fière allure (avec une équipe pédagogique haut de gamme), malgré l’absence de sections sportives en milieu scolaire et de lycée sur La Voulte et Le Pouzin »

Quelles sont vos tâches quotidiennes au club ? 

« Mes connaissances footballistiques étant à peine supérieures à mon talent de musicien (nul !), je me contente de faire ce que je sais faire : la gestion, la pêche aux subventions et aux mécénats, et surtout m’entourer de gens compétents capables d’élaborer et mettre en œuvre un projet sportif club crédible »

Et l’ambiance au bureau, comment est-elle ? 

« L’ambiance du club est plus studieuse que festive. Il faudrait garder le studieux et booster le festif. Je ne sais pas faire ! »

Quant à votre avenir au club, comment se dessine-t-il ? 

« Il est complètement anormal qu’un président reste accroché à son siège pendant 30 ans, mais les candidats au putsch sont rares. Ce serait pourtant une bonne idée pour le club de changer de tête afin de lui redonner un énième nouveau souffle et surtout lui permettre d’avoir de nouvelles ambitions. N’hésitez pas à me contacter si le fauteuil vous intéresse ! »

Pour conclure cette petite entrevue, avez-vous un dernier commentaire ? 

« Certains jours, lorsque je vois les errances du monde du football (le fric, le fric, la violence), je ne suis pas sûr de savoir pourquoi j’aime encore le football. Et pourtant je l’aime encore… Sans doute parce que le football d’en bas ressemble encore un peu au monde dans lequel j’ai vécu lorsque j’étais gamin, que je suis toujours aussi admiratif devant la sublimité d’un beau geste technique ou d’une géniale action de jeu (la même émotion que je peux ressentir devant un tableau de Modigliani ou de Zurbaran). Sans doute aussi parce que j’aime les gens… Sans doute aussi parce que je suis un homo Sapien en voie de disparition : même pas raciste, même pas sexiste, même pas homophobe… Bref complètement ringard ! Et voilà ! »

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