Des fois, je suis auvergnat, bon chang de bon choir !

Après les tremblements de terre, la neige !
Pas grand chose à se mettre sous les crampons ce week-end à cause de cette neige lourde et mouillée qui a ruiné quelques uns de nos arbres….je ne vais pas me plaindre, d’autres ont plus souffert que nous !Défaite quand même des U15 ligue à Lyon face à une équipe qui a eau 100% de réussite sur ses 3 tirs au but…..3 missiles venus d’ailleurs et qui ont terminé dans la lucarne…. du genre de ceux que l’on réussit 1 fois toutes les 3 saisons. Il faut dire que les gamins du FCRV ont souffert d’un manque de rythme évident en 2ème mi-temps…..2 entraînements en tout et pour tout au cours des 2 dernières semaines à cause des conditions météorologiques…..insuffisant pour faire la maille à ce niveau.Du coup, j’ai soutenu Saint-Flour (N3), qui recevait Ajaccio, pensionnaire de la Ligue 2, pour le compte du 7ème tour de la coupe de France. Victoire 3.1 pour les Cantalous….Pompon rouge, c’est le moins que je puisse faire…..en plus je vais pouvoir faire chambres d’hôtes à la ferme pour la venue du PSG en 32ème…..tout bénèf !

Réception de Chassieu-Décines pour l’équipe fanion du FCRV samedi 23 novembre à Dupau (coup d’envoi 18 heures). Les Lyonnais ont affiché de grosses ambitions dans ce championnat et ont visiblement les moyens de ces ambitions, à l’affût, juste derrière les équipes de haut de tableau. Le FCRV a montré à Salaise qu’il valait beaucoup mieux que son classement actuel. On attend rien d’autre que la confirmation des bonnes dispositions affichées en Isère….et la victoire !

Le jardin de mon voisin est sans doute plus vert:J’avais eu l’occasion il y a 2 ans de rendre visite au club de La Duchère parce que j’avais entendu beaucoup de bien des initiatives prises par ce club sur le plan social / sociétal (bourse emplois, journée emploi avec les entreprises partenaires, aide à la préparation aux entretiens), culturel et formation citoyenne.J’ai eu cette semaine l’occasion d’échanger avec un dirigeant salarié du FC Lyon, le club qui monte qui monte dans la région lyonnaise, autre club issu de fusions, comme le FCRV: 1436 licenciés, 77 équipes, une tripotée d’éducateurs diplômés d’état, une école de football haut de gamme et là aussi des initiatives intéressantes côté emploi / lien avec les entreprises, initiatives culturelles, démarche citoyenne, avec des voyages genre une semaine découverte New York (financement entièrement assuré par des initiatives des participants), beaucoup de travail avec les collèges et lycées du coin, un peu d’initiatives au niveau environnemental / sensibilisation à la protection de la nature, etc….et tout cela avec un budget de 750 000 euros ce qui est beaucoup et peu à la fois compte tenu du nombre de licenciés et de salariés (avec des recettes licences qui doivent avoisiner les 300 000 euros….avec un prix de licence plutôt élevé mais visiblement, les gens ne râlent pas compte tenu de la qualité de ce qui est proposé par le club).Cela fait pas mal de temps déjà que je me dis que c’est comme cela qu’il faut envisager mettre en œuvre et pérenniser un projet club.J’ai souvent été écouté avec intérêt sur le sujet…..ou plutôt écouté comme un doux rêveur un brin trop utopiste qui ne comprend pas grand chose aux choses du football.Je reste pourtant convaincu que c’est la voie pour faire autre chose que de faire courir des gamins après un ballon parce qu’il n’y a pas que le foot dans la vie et que la responsabilité d’un club comme le nôtre est forcément footballistique et sociale / sociétale.Cela suppose sans doute d’avoir un chef de projet dédié salarié dont le temps de travail soit complètement consacré au sujet (même pas en charge d’une équipe).
Financièrement compliqué mais on ne gagne pas avec des moyens ordinaires.Pas sûr que j’aie encore suffisamment la pêche pour en remettre une couche.Dommage !

Ma petite rubrique à brac culturelle moins tu en as, plus tu l’étales:
Léo Ferré a été remis au goût du jour assez récemment par un Michel Jonasz  dont le talent est indéniable mais que je ne suis pas sûr de pouvoir écouter tout au long d’une soirée.
Ce n’est pas la première reprise de « La mémoire et la mer »,  dont tout le monde s’accorde qu’il est surprenant qu’elle soit devenue succès. Catherine Ribeiro, Bernard Lavilliers et même le génial Brad Mehldau (en version piano) et quelques autres encore ont inclus ce poème à leur répertoire, avec des interprétations de grande qualité….pas étonnant !
J’avoue que j’ai toujours écouté ce chef d’œuvre de Léo Ferré  avec une intention toute particulière mais aussi que je suis très loin d’en avoir compris toute la ou les subtilité(s)….les références à l’enfance de Léo Ferré sont nombreuses, celles à Rimbaud, à Baudelaire et autres aussi….et pourtant, j’ai toujours l’impression, chaque fois que je l’écoute,  d’être « confronté » à quelque chose de sublime, de fascinant…..à mon ignorance aussi sans doute…..à mes propres tourments probablement aussi.

Voilà ce que cela donne:
La marée, je l’ai dans le cœur
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite sœur, de mon enfance et de mon cygne
Un bateau, ça dépend comment
On l’arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années lumières et j’en laisse
Je suis le fantôme jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baiser
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts de sable de la terre

Rappelle-toi ce chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l’écume
Cette bave des chevaux ras
Au raz des rocs qui se consument
Ô l’ange des plaisirs perdus
Ô rumeurs d’une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu’un chagrin de ma solitude

Et le diable des soirs conquis
Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis
Dans le milieu mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords
Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors
Pour le retour des camarades
Ô parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j’allais, géométrisant,
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans des draps d’aube fine
Je voyais un vitrail de plus,
Et toi fille verte, mon spleen

Les coquillages figurant
Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tant
Qu’on dirait l’Espagne livide
Dieux de granits, ayez pitié
De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s’immiscer
Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce qu’on pressent
Quand on pressent l’entrevoyure
Entre les persiennes du sang
Et que les globules figurent
Une mathématique bleue,
Sur cette mer jamais étale
D’où me remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles

Cette rumeur qui vient de là
Sous l’arc copain où je m’aveugle
Ces mains qui me font du fla-fla
Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps
Comme un mendiant sous l’anathème
Comme l’ombre qui perd son temps
À dessiner mon théorème
Et sous mon maquillage roux
S’en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout
Dans la rue, aux musiques mortes
C’est fini, la mer, c’est fini
Sur la plage, le sable bêle
Comme des moutons d’infini…
Quand la mer bergère m’appelle
Voilà un texte que l’on devrait mettre quelque part au programme de terminale.Pour une explication de texte, je vous revoie sur le Net où l’on trouve pas mal de choses intéressantes.J’y suis allé et suis revenu un tout petit peu moins bête….un tout petit peu seulement.
Ça suffit pour cette semaine, j’ai les neurones en nage !

Ma petite rubrique œnologique pour ceux qui ont un gosier d’adeptes de bons crus :
La semaine était au vin chaud donc j’ai bu de la verveine…..disons que je suis plus adepte du vin chaud que de la verveine mais j’ai quand même l’impression que certains ont tendance à mettre dans la marmite toutes les piquettes qui leur restent sur les bras quand l’hiver est venu.J’ai ouï dire que le Beaujolais nouveau allait bien pour faire du vin chaud.C’est sans doute une bonne façon de se débarrasser de son stock….à quelques rares exceptions près.
Pour les adeptes de la raclette, puisque l’heure de la raclette a déjà sonné, je vous conseille quelques alternatives à pas mal de  fromages dits à raclette parce qu’entre nous, pas mal des fromages dits à raclette ne méritent pas plus de figurer au Panthéon que les fleurons de l’entreprise Lactalis, le roi de la salmonelle.Donc le Saint Nectaire évidemment, le bleu du Vercors (ou de Gex), le Taleggio (superbe !), le Morbier, de la tomme de brebis autre que celle de Lactalis…..Cela marche aussi avec du Reblochon fermier….et même du Munster pour ceux qui veulent consommer 100% made in France et donc snober le Taleggio.Comme nous sommes dans la rubrique œnologique, je vous propose d’accompagner votre raclette avec un blanc du Jura (plutôt genre 50% Chardonnay / 50% Savagnin) ou un Gewurztraminer pas trop doux…..où si vous êtes prêts à flamber un peu, un Viognier de chez Georges Vernay (un bijou qui vaut bien des Condrieu).

Ma petite rubrique 65 millions de consommateurs…..et moi, et moi, et moi !
Miel bio ou pas miel bio ?J’ai du mal à comprendre comment on fait du miel bio avec des abeilles que l’on ne peut quand même pas tenir en laisse pour qu’elles n’aillent pas butiner des fleurs qui ne le seraient pas.Du coup, des fois j’achète du miel bio, des fois j’achète du miel au producteur du coin….qui lui ne croit pas au miel bio.J’évite d’acheter du miel bio en provenance d’on ne sait pas où parce que les labels bio de certains des divers pays de la Communauté Européenne ne valent souvent pas un clou.

Bonne semaine.Yves Jacquier, président du FCRV.

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